Sirène urbaine

Publié le par Barbarette

Market motardeJ'étais là, en terrasse Sarde, à profiter du bon arrière goût de mon "espresso lungo", quand cette fille a surgit de ce "market", complètement caméléonne (ou camée-Léonne? non, on va éviter vous avez raison). Son téléphone a sonné, j'en ai profité pour saisir l'instant à l'arrache, avant qu'elle ne me capte, j'étais quand même juste à 2m.

 

Je ne sais pas vous, mais j'ai encore (voire davantage maintenant que je connais mieux le droit à l'image) du mal à shooter les scènes de vie de la rue.

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Jean-Pierre PINAUD 30/06/2012 14:22


Très chouette ta  sarde photo.


Sur le droit à l'image je crois qu'il faut arrêter de se faire peur, sur les photos de groupes circulant  sur la voie publique, si il faut distribuer des consentement à remplir on n'est pas
rendus...mais la jurisprudence du droit à l'image a tranché dans ces cas là, c'est à eux de démontrer que ça leur nuit.


Sur un shoot comme celui-là je montre aussitôt la photo à la personne en lui demandant si elle veut la récupérer - ce qui est a toujours été le cas - je demande son adresse email, lui donne la
mienne, puis je lui envoie un lien pour la récupérer sur mon blog (qui est en fait très confidentiel), ça permet d'entrer en relation et de demander (ou pas) ensuite, un consentement en bonne et
due forme.


Sinon je l'efface (ou je la garde pour faire du dessin).


Je n'ai eu qu'un problème, venant du Conservatoire de Lyon qui, a posteriori, a demandé le retrait d'une série de portraits faite pendant 3 Méridiennes où ils intervenaient.


Leur demande est sans fondement puisqu'ils n'ont pas averti ni d'une exclusivité (qui serait d'ailleurs discutable), ni de l'interdiction de photographier le spectacle.


A contrario le faire et l'exploiter était parfaitement licite puisqu'il s'agissait de personnes photographiées "pendant l'exercice public de leur profession", quand bien même il s'agit de
portraits. Ces personnes peuvent elles, et elles seules demander un tel retrait à condition de manifester que la diffusion de la photo "leur nuit".


Donc je crois qu'il faut rassembler les éléments de preuve de sa bonne foi, justifier d'un travail créatif en cours (pour moi 1 an de protraits de musiciens "au travail") quand au consentement
rien n'oblige à le recueillir à priori...


Cordialement,


JPPINAUD

Fred Sab' 25/07/2011 15:16



Le fameux "droit à l'image" invoqué à chaque fois n'est pourtant pas un joker immuable. C'est une scène de rue, elle se passe dans un lieu public (la rue), donc il n'y a pas nécessité à invoquer
ce fameux "droit à l'image". Dans un lieu public, par définition, n'importe qui peut voir n'importe qui. De plus, les centres villes, magasins, supermarché etc. sont équipés de caméras de "vidéo
protection", et ça n'empêche pas ceux qui invoquent le "droit à l'image" d'aller faire leurs achats sans se poser de questions. En revanche, s'il s'agit d'un lieu ou d'un évènement privé, là oui,
la personne shootée peut invoquer son "droit à l'image", et demander à un photographe de ne pas publier la photo (mais pas de l'effacer de la carte mémoire, avis aux petits malins qui se croient
tout permis...).


Je rencontre souvent ce problème, et combien plus quand il s'agit de cours d'école où n'importe quel lieu avec des gosses.


Le métier de journaliste photo-reporter devient parfois difficile à faire...



Didier 15/07/2011 16:44



Pas toujours facile en effet, surtout à 2 métres ! elle semble t'avoir vu ... quelle à été sa reaction ?



Evemarie 05/07/2011 09:32



Et c'est bien dommage car ce sont les meilleures !!



diane 09/06/2011 08:18



Moi aussi j'ai également du mal avec ça, Cartier Bresson donne nous ton secret. 


En tout cas la preuve est là, quelquefois ça vaut vraiment le coup...